Mots libertins ou d'émotions par une douce féeline.
Et puis aller se faire foutre sur un ton de game over. Il ne sait pas ce qu’il perd avec moi. Je vais aller me faire foutre. Ailleurs.
Ce cri; la torture. Je voudrais sauter, comme j’ai mal. Mille étages.
Rien ne se dit. Tout se fait. Ou se défait. Diana Michener. Figure studies
Où, l'immensité ? Comment, l'immensité ?
Tu plantes la scène rouge alizarine. Impressionniste, tu peins les toiles. De bords de mer, de chants sonores, de matins sobres. Ailes pliées, elle contemple le rire des communs; et tu dessines, parcimonie, petites folies.
La brume de l’hiver, le gèle blanc sur le haut de ses pommettes.Le vent, hostile et insipide, sur le bord de ses lèvres.L’aride est sa saison. Le vois-tu ?Le crépuscule posé sur le saillant de ses épaules, le poids brut des matins sobres. Son armure est...
L’immensité du monde. La baie, prise entre les rochers et ouverte au large, au grand de la mer. Etendue. Longue, l’eau perdue et profonde dans l’immensité de l’écho.J’entends les accords d’Halong. Te revoir, toi, l’absolue, sourde au reste du monde. Suspendue,...
La carrure du regard, son altitude, sa température. Sa folie, son jeu. La présence. Ca bouge, ça jette, des choses, des mots, une rythmique. Le regard, caprice de l'indicible.
Haletante d'un autre temps. Prochain. Suivant.
Je veux être une femme, comme avant. Pas une machine à manger. Pourtant, je suis une machine à manger.
Le bruit dans les viscères. Moi; je pue le silence. Le cours du sang dans la fressure.
Le manque bétonné, haut, dans le ciboulot. Bêtonné, stupide, le manque, l’avidité comme une junkie. J’ai mal sous la peau.
Je veux plus. Sans terme. Baigner sur les hauteurs. Sauter sur les travers. Je veux, encore, davantage. M’étaler. M’étendre. M’enduire. Chercher l’ultime. N’être morte. L’exquis inachevé, vivre sans fond. Se vider. Définitive. Suprême, être grande.
Parfois, je meurs souvent. Certains jours, plusieurs fois. La vie, ensuite, est rude. J’aimerais avoir vécût sans petite mort. C’est sinistre, un peu. Un goût de terre à l’entrée, de boue. Des jours de pluie, poignards à flot.
Il est dans mes rêves d’absolu. Il dit qu’il ne comprend pas. Ca. L’absolu. Il dit qu’il ne sait pas. Qu’il est juste amoureux. Juste amoureux, c’est quoi ?
Ne rien faire, c’est se foutre la paix, et demander aux autres d’en faire autant. Se carrer de la bouffe au fond de la gorge. Annihiler le tout. Ne reste que ça. Le silence du trop plein, le noir d’une cachette. Un instant morbide. Un instant heureux,...
Le vie est impensable. Aimable. Vivable. Au mieux.
Nue de l’atrocité. Je n’ai plus rien à dire, que le silence. Sevrée de la monstruosité. Dépouillée. Fauchée aussi, je crois. Ce silence est un accident. J’ai arrêté le bruit comme on arrête de boire. Brutalement. Les jours d’abstinence sont enivrants....
J’ai navigué sur l’immensité de ta mer. Deux années de vagues et de solitude. J’ai navigué sur l’immensité de ton écume. Au gré de tes marées, j’ai erré. Sans amarre, sans taquet, silloner les flots, sans l’attache. De la brume, sur mes voiles. J’ai sombré,...
L’ignorance. Est une bonne amie. Précieuse à la conquête. Précieuse à l’instinct. Sans apprentissage, le mouvement. Sans conscience. L’ignorance, l’avant, spontanée. Le penchant d’exister.
On croise des hommes-putes, bien trop bon à baiser. Des hommes de trottoirs, dévalant des chaussées. Des hommes-putes, consommables, sans trop de temps pour le reste. Sans trop de temps pour aimer. L’amour c’est pour les femmes. L’amour, c’est de la merde,...
Tu passes. Le sexe sur le visage. Du sensuel sur la gueule. Tu es beau. Tu fais homme, tu es mâle, brut, trop. Tu ordonnes. Tu passes. Tu pars, tu fais mal. Tu passes, charnel, tu traverses, moi. Tu pars. La violence du sexe sur la face.
Accès au lit, interdit. Laisser du temps, pour une fois, première fois, qu’un homme me demande quelques semaines. J’insiste. Il résiste. Jouer à attendre. S’impatienter. Jouer, et attendre. Il se trouve, se sent déçu, des histoires à grande vitesse. Je...
J'ai vu mes semaines s'effondrer. Et la nuit, s'écrouler. Je cherche l'instant du jour. Le matin, s'incliner. Je tends les bras au ciel. Je cèle l'effroi du combat. Aujourd'hui, je m'engage, je me bats.