Mots libertins ou d'émotions par une douce féeline.
Je regarde sa folie. Je suis immobile, je crois. Nous sommes, pourtant, joyeux de nous voir. Brutal et impeccable, il pousse d’un geste net, la porte de ma vie. Chienne. Il est là. Laid et si beau. Petit et si grand. Je le regarde prier. Je le regarde...
Un bleu flocon tapisse les murs du couloir. Mon regard se pose sur le sol plastique. Il est derrière la porte close, verrouillée, bleu océan. Je n’entends ni le cliquetis, ni le fracas des machines ici. J’attends mon tour. Le temps semble long et les...
C'est dur, cet appel de toi, à moi. C'est le défilé du souffle de l'hiver, de l'ombre. L'immatériel. Rien d'autre ne me vient, de plus réel, que nos souvenirs. Rien, ici, ne te ressemble.
Quel homme fera de moi, une maman ? Est-il là, déjà ? Tardera t'il, encore ? J'ai le désir à mes pieds, qui me tiens. J'ai les tripes, qui me déchirent. Et les vautours volent au dessus de mon ventre, mort.
Il m'enivre. Il sait chez moi, l'ivresse. Il vient, encore, chercher les choses d'avant. J'ai peur; je souris. Haletante, je transpire. Une sueur froide, un peu d'ivresse, un peu d'hiver, un peu d'effroi. Il sait chez moi, l'envol. Les ailes me brûlent....
Quand le geste se passe de mot. Emoi sur toi, et moi sur toi. Quand l'erre, j'air, sur ta peau.
Silence des rêves qui se réalisent. Vietnam: 05 Juillet - 20 Août. 10 140 km d'air entre la France et mes erres. Du souffle...
L'amour de ma mère pour moi était si petit que j'ai travaillé dur pour mériter plus grand. Je me suis abîmée, j'ai perdu mon temps. Et puis. L'amour d'une mère ne se mérite pas . J'ai mis toute ma vie à apprendre ça.
Je veux qu'on me serre.
J'ai, aujourd'hui, un droit supplémentaire d'aller vers le pays de mes rêves. J'ai le flux de mon sang, en érection. 18 Janvier/ 29 Avril. Paris - Saïgon.
Partir en corps, c’est faire l’amour à tous les moments chiens de ma vie. Partir, prendre mon pieds dans la liberté; jouissance, puissance dans le kilomètre, doublée dans l’altitude d’être bien, d’être ailleurs, d’être loin.
Les corps, par vagues. Un ressac. Lent et somptueux...
Peut être que j’ai peur de demain. Ou de trop mourir cette nuit. Peut être ai-je peur du silence de la nuit, du néant un peu trop grand. Alors je reste à attendre. Rien ne se ferme, je veille. Tout brûle. S’emballe. Encore ce soir, je le sais, il ne fera...
Et puis par nombre, des corps qui m'enlacent. Plongée en hauts plaisirs, je descends la vie malade...
Même pas mal. La limite, c’est lorsque je m’en irai. Au jeu, je ne cèderai. Il est douloureux, le jeu, magnétique.
Gigantesques incertitudes. Je vois des géants. Des murs, des cages. Des vides, béants.
Il y a comme une urgence aux émotions du moment. Je voudrais tout briser. Je voudrais ouvrir la gueule et crier. Une urgence en mes trippes. Un paradoxe, une puissance de mort. C’est une violence qui ne porte pas son nom. Je crois que je vais m’ouvri...
Parce que j’ai des tristesses dans mes tiroirs et que le siècle en cours, court à ma mort. Demain sera solaire. Demain.
Plus les corps se multiplient, plus j’oublie. Je ne sais plus tout à fait. Combien. Comment. Je suis. J’étais. Encore. Un peu seule. Et puis en demande, d’être prise. Plus, ils sont, moins je crains. A tout les coups, j’y gagne.
Promets-tu ? Promets-tu que tout ira bien ? Promets-le !
Envol de midi, 18 Janvier, vers l'est. Demain, moi, libre, à l'est.
Sale, sexuel, violent. Presque génésique. Mâle.
Sans rien, je pars. Je prends la porte, je me barre. Je passe le seuil, par la sortie, je dégage, moi. Libre.
Je suis en colère, je fais face à l'immensité, sans corps. L'insurmontable au dehors et en moi. Je suis en colère, je ne trouve pas de raison. Je suis petite au royaume des morts.
Parfois, l’amour ne suffit pas. Quand aimer n’est pas assez. On s’en va. L’amour pour soi.