Mots libertins ou d'émotions par une douce féeline.
J'aime pas ici, j'aime mieux ailleurs. J'ai l'endroit qui me dévide, me replie, me sous-vide, j'ai l'endroit qui me desserre, qui m'écrase, qui m'étouffe. J'aime pas ici, j'ai ma race qui attaque, envahit, qui vole tout, j'ai le consanguin qui éclate. J'aime pas ici. J'y croupi, m'y attarde. Y absorbe. J'y moisi, dans un laps de temps surdosé, déjà. Je m'abîme, je pourri, je me charge; je me bonde d'un quotidien qui dévore, qui surpeuple, qui encombre.
Je ravale, je réfrène, je m'endors. Je retiens, je renonce, je m'engorge, des liens, de la connerie, de leurs ruines. De leur chute. Je m'ensevelis. J'inhale le déclin, j'attrape ces maladies, je me souille, c'est dit, c'est écrit. C'est long.
Ca me gonfle. Je me vomis, je m'évite, je m'ignore. Et j'oublie le corps qui fait mal, qui se frotte, qui se démange, qui se déporte. Qui dévie. Qui bourré, s'éteint, refroidit, ralentit.