Mots libertins ou d'émotions par une douce féeline.
L'effroi dans mes veines aura fini
par gagner les traits de mon visage, du corps. Je suis laide, un haut pâle sur le teint. La fatigue, séduisante à ma peau, hot en couleur autrefois, se plie, pâlit. Je blanchis, sous l'ombre du
poids, l'épuisement. Je noircis sans la lueur, le sang rongé par le moisi, par l'attente, par latence. Le coeur nu, dénué, lavé de l'en vie. J'ai les doigts vides, propres de toutes prises,
le squelette libre de chutes. Les sucs gelés par les froids. J'ai les yeux salis, tachés, souillés par l'aigreur, la maigreur des beautés.
J'ai la peau dépouillée, les formes dépecées.
Et pourtant. J'ai la tête qui fait feu. L'imagination qui me fait rêver, qui abat les mauvaises idées. J'ai le sourire fort, puissant. L'opinion haut du bonheur. Atout, du croire encore. Je rêve, que j'idéalise. Et je sais aussi que dans l'idéal, tout se réalise. Je sais que je peux tirer plus fort, je sais que je peux vivre, sur-vivre, comme l'écho de mes excès, qui transpire sur ma peau.
Je sais que je peu beaucoup. Comme si j'étais mon propre paradoxe. Je me déchire, je me comble. Je me dédouble. Je suis une. Contradiction.