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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 09:04

Je sais cette absence de moi, ce dégoût, le désintérêt, chez toi. Tu as la douleur, le désir de fuite, le mouvement de recule sur mes erres.  Je te suis peine à écouler dans ces choses que je dis, je te suis pénible dans ces choses que je prends presque, sans demander et qui te contraignent. Je rêve d'intenses non possibles, je veux l'inhabitable, le désir déchiré, je veux que tu me perdes, me noircisses, je voeux d'éteindre, déteindre sur tout. Sur moi. Tu ne comprends pas.

Tu n'entends pas ce monde, ce qui te dégoute, ces choses que je ne transpire pas. Tu nies ce qui t'évite, t'échappe, t'échaude. Tu nies ce que tu sens sous moi, mais que tu ne touches pas. J'interdis.

Je veux tirer l'évidence, au dehors de moi, je veux ce qui m'amène à la terre, je veux éprouver. Je ressens, tu es le non, la solitude que tu me colles. Je suis avec toi, seule. A vouloir en corps, de corps, désirer. Je suis de ça, contre ton gré. Je me fous de ce que tu soignes chez moi, je me fous de ça. Je garde, le sable contre l'immensité de ma mère. Tu enfouies, enterres, étouffes.  Tu es le sable, faim, de l'immensité de ma mer. Tu me limites, me bordes, me remplis, me pousses, bouscules. Bascules. Je veux la terre, les bleus de peau; la terre, ce que tu es, ce qui est tué. Mort elle ?. Et je t'ai.

 

Je te heurte, t'effraie, te refroidis. Je te chauffe, te dis que je t'aime. Les froids de toi me rendent torrides. Le discours, je dis court, tu recules, ça en dit long. Je te prends, te cherche, te cajole en te disant: "Je rigole". Tas de peur, j'ai peur. Je me viole hante, je vole. Je te violente, tu ne vois pas, tu ris. T'es bien. Tu tries. Tu prends ce que tu vois chez moi, tu sais l'insaisissable, tu serres ce que tu peux. Et jeu, avec toi, reste.

 

Je cache, recrache ce que j'avale, que tu ne sais pas. Je suis nulle, annulée. Banale avec toi. Je n'aime pas, je me dépasse encore dans l'indicible. Je rentre, m'abrite, m'ébruite de toi. Je suis l'écho, presque rien, qui répond. 

Tu me conne n'est pas. Je, c'est ce que tu sais. Tu fais ce que tu veux. Je suis. Avec toi, la terre.

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Published by Hiền Nhi - dans Spirituel
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Hiền Nhi 07/05/2010 01:47


Et tu prends régulièrement des gens dans ton sillage, n'est ce pas ?


La vieille dame 06/05/2010 18:27


On reste sans voie...comme un wagon lit à quai.


Hiền Nhi 27/04/2010 12:48


Merci pour cette très belle spontanéité. Sourire...


alham 27/04/2010 12:01


j'adore !


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