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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 20:03

Capture-d-ecran-2010-08-29-a-20.01.09.pngJe mets quelques jours à écrire le Vietnam. Les vietnamiens, sur tout, avant tout, des couleurs, l'attitude, les poings, le corps fin, féminin, faim de ce qu'il est, tellement masculin, athlétique, beau, fier, allure. 

Ils ont cette langueur qui m'est étrangère, qui m'attire, que je ne saisis pas, que je désire. Qui insiste chez moi. Ils ont la chaleur, le corps qui abandonne. L'oeillade. Ils ont le touché. L'insaisissable sexualité, l'indicible sensualité qu'ils portent avec une virilité affirmée. Machisme déclaré. 

 

Je rentre bruyante, sonnante. Je rentre, j'atterris cramée, asséchée, vandalisée par le climat. Mais je reviens vivante. Assourdissante de sons, des villes, des rencontres, des rues. Différente, un peu, de moi, d'eux, des corps façonnés par l'humidité chaude des journées. Je rentre silencieuse, muette, pleine de leurs rires, de leurs douceurs, de leurs malices. Je reviens, touchée, battue, presque à l'exil. Je veux partir, mais je rentre. Je veux partir, retourner, retrouver ce que je viens de quitter. Redécouvrir encore. Je mets quelques jours à sécher de leur peau mouillée, détrempée par tant de passivité, par temps de douceur, de regard, de champs clos, de sens invasifs. Je me sens ruinée, aubrune, attentive, réunifiée, sans besoin aucun, de s'oublier.

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Published by Hiền Nhi - dans Spirituel
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